Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Publications - Lettre Prometheus - Octobre 2016

couv_carayon« Ma vie politique se partage depuis 1993 entre le Tarn et Paris. C’est dans la vallée de l’Agout, affluent du Tarn, que j’ai mes racines et c’est dans mon cœur, plus que dans la voix, que j’ai l’accent de mon terroir. Chez nous, on se souvient des guerres de religion : cathares, protestants et catholiques se sont battus pour vivre, debout, leur foi et leurs libertés d’Occitans. On y célébra avec Jaurès les droits des travailleurs, et au siècle dernier, l’esprit de la Résistance souffla dans les maquis de la Montagne Noire. Tout cela forge nos personnalités, par le sang reçu ou le sang versé. Et dans ce « pays » travaillé par des générations de paysans et d’artisans, des hommes surent aussi, depuis Castres et Mazamet, conquérir le monde par leurs talents, tout en étant là, et vraiment d’ici. C’est pourquoi on ne peut opposer – raisonnablement – la tradition et le progrès. L’une n’est rien sans l’autre. »

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Chers amis de Prometheus,
Je viens de publier dans une belle et ancienne maison d’édition toulousaine, Privat, « Ecrits et paroles d’un homme libre », qui traduisent mes engagements publics depuis plus de 20 ans.
Je veux exprimer ainsi ma part de vérité sur des sujets que j’aborde souvent à contre-courant des idées dominantes : je ne supporte pas les tabous qui pèsent en France sur la parole publique, ni la facilité portée par la paresse intellectuelle, guidant si souvent les faiseurs d’opinion.
Je ne cache rien, parce que j’ai toujours écrit et dit ce que je pensais, même si je ne respectais pas les codes du moment.
La guerre économique, les bisounours de la mondialisation, le patriotisme économique, Internet, les ONG, l’Europe et l’industrie, mais aussi la République, la Nation, la laïcité, les figures de Jean Jaurès, Antoine Blondin, François Mitterrand, Pierre Fabre, ont été des sources d’inspiration. Plusieurs de mes tribunes ont été écrites avec des hommes de gauche comme Michel Rocard, récemment disparu.
Dire tout. Être cohérent. Combattre pour ses idées, son terroir, son pays. Rassembler aussi ce qui est si souvent épars, voilà le sens de cet exercice que je vous livre, avec bonheur, et dans l’amour de la France.

Bernard Carayon