Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Publications - Lettre Prometheus - Octobre 2016

bandeau transparency 2En préambule de la lecture de cet article, nous invitons les lecteurs curieux à se reporter au documentaire de Mathilde Jounot, Océans, la voix des invisibles (1), à l’article « La croissance bleue. Puissances publiques versus puissances privées » de Yan Giron, Sarah Lelong et Viviane du Castel publié sur Diploweb (2), ainsi qu’à la conférence de Yan Giron donnée à la Maison de la Mer, référencée sous le nom « Vers une privatisation des océans ? » (3)

La Polynésie française dit non à l’ingérence bleue de Pew
Pew poursuit son entreprise de mainmise sur les océans. Il n’est bien entendu pas question d’y empêcher les activités extractives et leurs conséquences pour l’environnement, mais de créer des aires marines protégées sans pêche au travers de son projet Global Ocean Legacy (cf. notre dossier « ONG : Petit guide méthodologique à destination des journalistes et des citoyens curieux » (4)). En avril 2016, Pew annonçait que « les îles Australes de Polynésie française proposent des mesures pour protéger leur océan », en précisant que « bénéficiant d’un large soutien de la population, les maires appellent à la création d’une grande réserve marine ». (5) Elle aurait pu être, si le projet avait été validé par les pouvoirs publics, la réserve « la plus vaste au monde » avec une superficie potentielle d’un million de kilomètres carrés, soit l’équivalent sur terre de la superficie de l’Union Européenne.
Néanmoins, le gouvernement polynésien s’est opposé au projet de Pew, préférant une « aire marine gérée sur l’ensemble de la zone économique exclusive polynésienne » plutôt que l’aire marine protégée qui aurait « verrouillé tout l’océan autour de l’archipel, à l’exception d’une zone de pêche libre dans la limite des 20 nautiques des côtes pour les pêcheurs locaux, et quelques zones de pêche réglementée sur des hauts fonds à proximité des îles. » Le ministre de l’Environnement, pour sa part, avait critiqué Pew : « Ce n’est pas le projet des maires ni de la population des Australes, c’est le projet de Pew. Le projet de la Polynésie depuis 2008 est de transformer la ZEE en aire marine gérée. […] Pensez-vous que l’on va confier une aire marine d’un million de km2 à la Fondation Pew ? Ils se sont déjà faits virer par nos cousins d’Hawaii à cause de ce comportement colonialiste : ils viennent ; ils se croient chez eux et mettent en place des projets sans que personne ne leur ait demandé quoi que ce soit. Nous n’avons pas de leçons à recevoir de Pew. […] Pew est une fondation américaine financée par le lobby pétrolier. Plus ils classent de km2 en zone intégrale, plus ils perçoivent de financements pour leur fondation. » On lit en outre qu’il serait insensé de vouloir créer une aire marine protégée dans une zone où la pêche n’existe pas, et que la Polynésie est déjà le plus grand sanctuaire marin de la planète depuis 2002. (6)
Pew s’est pour sa part fendu d’une réponse, reprenant différents points (nous ne reviendrons pas sur tous) (7) :
• L’ONG produit une lettre démontrant que le Ministère de l’Environnement avait bien demandé à Pew de dresser un état des lieux de l’archipel. Mais dans cette lettre, le ministère rappelle que « la Polynésie est compétente en matière environnementale et détermine sa propre politique d’espaces gérés ». En outre, comme nous le rappelions dans un article sur « la croissance bleue », la gestion des mers est bien dévolue à la puissance publique.
• Pew dément être une fondation américaine financée par le lobby pétrolier et se présente comme internationale. Son siège social est pourtant à Philadelphie, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Par ailleurs, une publication de Blue Lobby EU rapporte que la vente de Sunoco, l’entreprise pétrolière de Pew, n’aurait eu lieu qu’en octobre 2012 et essentiellement à des fins de greenwashing. (8)
• « Pew est particulièrement attaché au principe de transparence et publie sur son site Internet des informations relatives à sa situation financière et à son programme d’action » : oui et non. (9) Nous trouvons en effet le formulaire fiscal IRS 990 ainsi qu’un fichier d’informations financières, mais soit Pew est auto-suffisante, soit l’ONG, à l’instar d’autres comme par exemple Oxfam, ne donne pas le détail des dons reçus par d’autres organismes. Les pays concernés par les investissements sous forme d’ « obligations gouvernementales » ne sont pas donnés, et les titres participatifs américains sont, pour l’année 2015, de 55,6 millions de dollars, contre 10,6 pour les titres non-américains. (10)

pew

• Pew n’aurait pas de comportement « colonialiste », mais donnerait au contraire la parole aux populations. On préférera l’expression de « guerre économique ». Rappelons-nous ici Walter Lippmann, le fondateur de « l’opinion publique » et l’un des premiers spin doctor, acteur-clé de la Commission Creel et collaborateur d’Edward Bernays, qui au début du XXème siècle déjà soulignait que les gens réagissent de la même manière à la fiction qu’à la réalité, et que dans plusieurs cas ils aident eux-mêmes à créer la fiction à laquelle ils répondent. Combien de fois voit-on des gens sincères reprendre à leur compte des informations biaisées aux apparences de scientificité produites par des rapports à l’apparente technicité et aux chiffres qui font office de fait avéré ? Comme l’écrivait Lippmann, « Nous partirons du principe que ce que chaque homme fait ne repose pas sur une connaissance directe et certaine, mais sur des images faites par lui ou qui lui ont été données. […] Les limitations de notre accès à l’environnement [cognitif] se combinent avec l’obscurité et la complexité des faits eux-mêmes pour contrevenir à la clarté et à la justesse de la perception, pour faire passer des fictions trompeuses pour des idées réalisables, et nous priver de vérifications adéquates envers ceux qui cherchent à nous induire en erreur. » (11) Les éléments de langage employés par Pew ne tromperont ici aucun lecteur du site Bluelobby.eu et des articles que nous avons déjà publiés.
• Soulignons, en complément, que le programme de recherche de Pew aux Australes est mené conjointement avec National Geographic. (12) Cette revue de référence est l’une des très nombreuses propriétés (à l’instar du groupe RTL, par exemple) du Groupe Bertelsmann (13) (Allemand), dont la Fondation, résolument pro-américaine (et proche de Transparency International) est liée à diverses organisations influentes : Atlantic Council of the United States, German Marshall Fund of the United States, ou encore l’European Council on Foreign Relations (créé sur l’impulsion de George Soros).
Enfin, on notera une coïncidence de calendrier, comme on en remarque si souvent. L’article de Pew déjà cité, « Les îles Australes de Polynésie française proposent… » (14), est publié le 5 avril 2016. Début mars, la France gagnait 579 000 kilomètres carrés sous les océans dans plusieurs zones (au large des îles Kerguelen, de Guyane, de Martinique, de Guadeloupe et de Nouvelle-Calédonie), à la suite de demandes déposées par la France en 2006 et en 2009. Les océans, rappelle Géo, constituent une manne de multiples ressources : « Outre les hydrocarbures, les fonds marins regorgent de cuivre, zinc, nickel, argent, or et platine mais aussi de métaux rares – yttirum, germanium, sélénium et baryum, essentiels à la fabrication des produits électroniques. […] L’extension des fonds « français » n’est donc qu’un début. Le programme Extraplac (Extension raisonnée du plateau continental) concerne d’autres zones au large de l’archipel des Crozet, de la Réunion, Wallis-et-Futuna et dans le golfe de Gascogne, sur lesquelles l’ONU n’a pas encore statué. Cette décision pourrait porter l’espace maritime français à douze millions de kilomètres. Il serait alors le premier au monde. » (15) La France détrônerait ainsi les Etats-Unis, sauf si des ONG comme Pew parvenaient à faire privatiser certaines portions de notre ZEE, comme elle le tenta, vainement, en Polynésie française. Ajoutons à cela qu’une récente expertise a permis de déterminer les ressources minérales maritimes profondes (et les lieux où elles se trouvent) de la Polynésie française… (16)
En dernier lieu, le 22 mai 2016, Tahiti Infos publiait un article où Philippe Cury, « un expert en gestion des ressources marines », défend les aires marines protégées préconisées par Pew. (17) Si la revue précise que Cury a participé à une étude financée par Pew, l’expert précisant n’avoir jamais reçu d’argent de l’ONG ni pour lui ni pour ses recherches, Tahiti Infos omet de préciser que le chercheur est aussi évaluateur pour Pew dans le cadre d’attributions de bourses de recherche « Pew conservation fellowship ». En outre, Cury a co-écrit (18) le livre Mange tes méduses ! Réconcilier les cycles de vie et la flèche du temps avec Daniel Pauly, partenaire de Pew et qui lança le programme Sea Around Us de Pew en 1999. (19) Les liens entre Philippe Cury et Pew (via sa courroie de transmission française, l’association Bloom) ne s’arrêtent d’ailleurs pas là, comme le rappelait de manière détaillée le site Bluelobby.eu. (20)

Derrière la propagande bleue d’Avaaz
Qui n’a jamais reçu de courriel de l’omniprésente ONG de pétitions en ligne, Avaaz.org ? Malgré une démystification poussée et approfondie menée par Le Grand Soir (21) (en langue anglaise, l’enquête de décryptage la plus approfondie semble avoir été menée par un certain Cody Morningstar pour le site Wrong Kind of Green), cette organisation « non » gouvernementale recueille toujours autant de signatures. Elle compte, parmi ses fondateurs et financeurs, l’Open Society de George Soros (encore !) – plusieurs millions de dollars entre 2007 et 2009. Trois personnes sont derrière la création d’Avaaz : Tom Perriello, proche de Barack Obama et ancien membre du Congrès américain ; Tom Pravda, britannique, ancien diplomate et consultant en sécurité pour le ministère de l’Intérieur des Etats-Unis ; Ricken Patel, consultant pour l’International Crisis Group (où l’on retrouve George Soros), mais aussi pour les Fondations Bill & Melinda Gates et Rockefeller, l’ONU, l’université de Harvard et l’ONG CARE (Cooperative for American Relief Everywhere) International. En outre, Avaaz a soutenu les guerres interventionnistes militaires au Moyen-Orient et pratique l’ingérence dans plusieurs pays. L’une de leurs dernières campagnes reprend d’ailleurs la philosophie néo-malthusienne du Wilderness que l’on retrouve par exemple dans le programme Land de Pew, ici en faveur de la création d’une réserve terrestre au Kenya et en Tanzanie. En somme, Avaaz.org est l’un des nombreux outils « indépendants » du soft power du gouvernement américain.
Le 1er mai 2016, Avaaz lançait une pétition intitulée « Le dernier océan », avec son storytelling infantile (« Il existe sur Terre une mer presque inviolée, un endroit magique où vivent paisiblement majestueuses baleines bleues, pingouins et calamars mystérieux ») suivi de ses habituels éléments de langage anxiogènes (« En Antarctique, dans la mer de Ross, des chasseurs ont déjà massacré des milliers de baleines menacées, et de véritables flottilles de navires de pêche industrielle s’apprêtent à dévaster cet endroit. »). Le pays visé par cette campagne d’influence est la Russie, explicitement nommée et désignée comme le dernier pays refusant de se rallier à ce projet, par lequel « cet océan encore intact pourrait devenir la plus grande zone marine protégée du monde ». (22) Le texte de la pétition est flou ; Avaaz aurait réussi à se « mettre en contact avec des personnes bien placées » et une rencontre privée serait prévue entre « des conseillers importants de Vladimir Poutine » et « quelques experts des océans » (lesquels ?).
Le projet parent de cette pétition sur la mer de Ross provient du Last Ocean (Charitable Trust), qui a par ailleurs réalisé un film. Parmi les trois fondateurs, on soulignera le profil de John Weller, « qui fut récemment récompensé d’un 2009 Pew Fellowship en Conservation Marine, qui soutiendra les développements futurs du projet. » (23) Les sponsors du projet (24) sont bien plus intéressants (le lien renvoie vers le site Antarctic Ocean Alliance). Parmi les ambassadeurs (i. e. des personnalités plus ou moins médiatiques et jugées légitimes), on trouve Richard Branson, PDG de Virgin, les acteurs Edward Norton, Sam Neill, Ted Danson et Yoo Ji-Tae, mais aussi :

Sylvia Earle : biologiste marine et exploratrice américaine, elle fonda la Sylvia Earle Alliance, à l’origine de Mission Blue, qui travaille à la construction d’un réseau mondial d’aires marines protégées. Cette grande ONG a quatre partenaires principaux : Rolex, fabricant de montres de luxe ; Google, le géant de l’Internet ; With Tone, spécialiste de l’industrie des téléphones mobiles (25) ; Biotherm, spécialisée dans les cosmétiques. Or, l’article de Géo cité supra. soulignait que les fonds marins fourmillent d’hydrocarbures, de métaux rares utilisés dans la confection de produits électroniques, mais aussi d’espèces végétales et animales potentiellement utiles aux industries médicale et cosmétique. (26) Mission Blue a en outre quatre partenaires stratégiques : National Geographic, partenaire de Pew et propriété de Bertelsmann, comme déjà vu ; TED, qui remit un prix à Sylvia Earle en 2009 (27) ; l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), aux partenaires multiples (28), dont l’USAID, The Nature Conservancy, les Fondations Oak, Rockefeller, Total, Ford, Clinton et diverses entreprises ; Greenpeace, dont Knowckers a montré à de nombreuses reprises la partialité et les intérêts douteux. (29) Les partenaires affiliés à Mission Blue sont quant à eux particulièrement nombreux et dédiés aux océans. (30)
Leonardo DiCaprio : l’acteur a déclaré avoir acquis la fibre écologiste en rencontrant Al Gore, dont le film An Unconvenient Truth fut attaqué pour ses erreurs, comme le reconnut la Haute Cour de justice britannique de Londres. (31) Tout comme Gore créa Generation Investment Management (puis The Generation Foundation) – avec David Blood, un ancien DG de Goldman Sachs – pour investir et spéculer sur le business vert, DiCaprio investit, avec sa Fondation – très opaque, aucun rapport n’étant disponible –, dans l’action environnementale. (32) DiCaprio est notamment membre d’Oceana, une ONG à la Pew Charitable Trusts, dont les partenaires sont entre autres : Oak Foundation (active sur la privatisation des océans et le business énergétique, cf. notre dossier sur « Les Amis de la Terre »), Oceans 5 (composée de membres présents ou actuels du WWF, Greenpeace, la Rockefeller Foundation, la Oak Foundation, ou encore la Marisla Foundation, qui finance avec la Oak et Pew le business des énergies dites propres de l’entreprise SmartPower (33)), l’Arcadia Fund (dont le comité consultatif se compose d’influentes personnalités anglo-américaines (34)) l’Adessium Foundation (privatisation des océans et business énergétique), le Rockefeller Brothers Fund, ou encore Bloomberg Philanthropies (un partenaire des eugénistes du Sierra Club, à l’origine des Amis de la Terre, dans la lutte contre le charbon (35)), etc.

Les organisations partenaires de l’Antarctic Ocean Alliance sont nombreuses, dont Greenpeace, Pew Charitable Trusts, Oceans 5, Mission Blue (cf. supra). Parmi ses partenaires associés se trouvent notamment l’association Bloom (cf. supra), Oceana, ou encore le Natural Resources Defense Council (NRDC), dont près de la moitié des fonds sont consacrés aux énergies « propres » (pour seulement 6% aux océans) et dont le bureau directeur (36) comprend de nombreuses personnes, dont Leonardo DiCaprio, Sylvia Earle, Laurance Rockefeller, Daniel Pauly (Pew, cf. supra.), ou encore Arjun Gupta, expert auprès de l’Institut Aspen et ancien président (1994-1996) du Chatterjee Group de George Soros. (37)
On attend avec impatience un article enflammé d’un « grand quotidien » français du soir pour dénoncer cette orchestration de l’opinion publique par Avaaz à des fins de guerre économique. Bien que, face à la bienveillance qu’accorde généralement le journal « de référence » aux ONG, le proverbe « qui me trompe une fois, honte à lui ; qui me trompe deux fois, honte à moi » soit plus approprié.
Plus récemment, Avaaz lança une nouvelle campagne du même type pour les îles Hawaï, demandant à Obama d’y créer « la plus grande réserve marine au monde ». On notera que l’un des articles de la petite bibliographie « pour en savoir plus » renvoie à un article de Pew intitulé « Le peuple hawaïen appelle à la création de la plus grande réserve marine du monde » (le même coup que pour la Polynésie française). (38) Idem quant à la pétition lancée par Avaaz en septembre 2016, et intitulée « Aux dirigeants du monde entier : protégez 30% de nos océans ». (39)

(1) https://vimeo.com/168291011

(2) http://www.diploweb.com/La-croissance-bleue.html

(3) https://www.youtube.com/watch?v=MoxzcNyvSQk

(4) http://www.fondation-prometheus.org/wsite/publications/newsletter/avril-2016/dossier-ong-petit-guide-m%C3%A9thodologique-%C3%A0-destination-des-journalistes/

(5) http://www.pewtrusts.org/fr/research-and-analysis/analysis/2016/04/05/french-polynesias-austral-islands-take-steps-to-protect-their-waters

(6) http://www.tahiti-infos.com/Aire-marine-protegee-des-Australes-le-Pays-est-oppose_a147056.html

(7) http://www.tahiti-infos.com/Aire-marine-protegee-des-Australes-Pew-Polynesie-repond-au-ministre-de-l-Environnement_a147127.html

(8) https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=297711167076697&id=130245477156601

(9) http://www.pewtrusts.org/en/about/accountability

(10) http://www.pewtrusts.org/~/media/assets/2016/05/financialstatements_pct_2015.pdf?la=en

(11) Lippmann (Walter), Public Opinion, 1921, pp.15-43.

(12) http://www.pewtrusts.org/fr/research-and-analysis/analysis/2014/10/10/french-polynesias-austral-islands-back-large-marine-reserve

(13) http://www.cjr.org/resources/?c=bertelsmann

(14) http://www.pewtrusts.org/fr/research-and-analysis/analysis/2016/04/05/french-polynesias-austral-islands-take-steps-to-protect-their-waters

(15) http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/la-france-s-agrandit-sous-les-flots-159739

(16) http://www.actu-environnement.com/ae/news/pierre-yves-lemeur-ressources-minerales-profondes-polynesiennes-chercher-26899.php4#xtor=ES-6

(17) http://www.tahiti-infos.com/Un-expert-en-gestion-des-ressources-marines-defend-les-AMP_a148843.html

(18) https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Cury

(19) http://www.pewtrusts.org/en/research-and-analysis/analysis/2015/05/15/world-renowned-scientist-daniel-pauly-receives-top-ocean-prize

(20) http://blog.bluelobby.eu/2014/02/les-portes-claquent-au-senat.html

(21) http://www.legrandsoir.info/avaaz-un-ecran-de-fumee-occultant-les-bombes-liberatrices-a-uranium-appauvri.html

(22) https://secure.avaaz.org/fr/protect_the_ross_sea_gl_loc/

(23) http://www.thelastoceanfilm.com/campaign-trust-co-founders/

(24) http://antarcticocean.org/fr/supporters/

(25) http://www.withtone.com/

(26) http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/la-france-s-agrandit-sous-les-flots-159739

(27) http://www.ted.com/participate/ted-prize/prize-winning-wishes/mission-blue

(28) http://www.iucn.org/about/union/donors/

(29) http://www.knowckers.org/tag/greenpeace/

(30) http://mission-blue.org/partners/

(31) http://www.bailii.org/ew/cases/EWHC/Admin/2007/2288.html

(32) http://leonardodicaprio.org/

(33) http://smartpower.org/who-we-are/funding-support/

(34) http://www.arcadiafund.org.uk/about-arcadia/people.aspx

(35) http://www.bloomberg.org/program/environment/clean-energy/#solution

(36) https://www.nrdc.org/board-trustees

(37) https://www.linkedin.com/in/arjungupta

(38) https://avaaz.org/fr/papahanaumokuakea_loc/?bOJFuhb&signup=1&cl=10303916379&v=78492

(39) http://bit.ly/2dy7mJr