Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Publications - Lettre Prometheus - Nos thématiques - Santé - Publications - Lettre Prometheus - Septembre 2013

Sondage G5 Santé – TNS Sofres : les Français prêts à des efforts pour préserver leur industrie pharmaceutique.


Réalisé en ligne auprès de 1000 personnes par TNS Sofres, mi-septembre, pour le G5 Santé, le cercle de réflexion des industries de santé françaises, ce sondage porte sur «La perception du médicament et des enjeux de santé». Il est réalisé à l’aune des mesures décidées dans le cadre du contrat de filière santé, c’est-à-dire favoriser la fabrication en France et en Europe, faciliter l’accès aux innovations et encourager le développement de l’automédication, pour en évaluer la popularité auprès des Français.

Selon le sondage, le lieu de fabrication est en troisième position des éléments de confiance dans les médicaments, après la prescription par le médecin et le conseil du pharmacien. Le nom de l’entreprise qui les fabrique n’est important que pour 54% des sondés. Après avoir précisé que certains principes actifs sont fabriqués dans des pays émergents, 89% des sondés se montrent favorables à la relocalisation en France ou en Europe, malgré le surcoût que cela entraînerait pour eux.

Pour les sondés, l’industrie de la santé doit être considérée comme une priorité stratégique, notamment pour la découverte d’innovations thérapeutiques, le maintien de l’emploi et l’indépendance sanitaire du pays.

Sur l’impact des derniers scandales sanitaires, Marc de Garidel, le dirigeant du G5, affirme : «L’image qui nous est globalement renvoyée est très positive. Le Premier ministre a eu raison de nous dire que la page du Médiator était tournée. Une fois l’emballement médiatique terminé, près de 80 % des Français pensent que nos entreprises sont à la pointe de la recherche et attentives à la sécurité des produits qu’elles fabriquent.»

L’industrie de la santé peut encore améliorer son image sur certains points. Seuls 64% des sondés estiment qu’elle se soucie des besoins de la population ou contribue à l’emploi de manière déterminante, et 67% que sa production respecte l’environnement.

Sur l’accès à l’innovation en France, comparativement aux autres pays développés, les sondés sont plus hésitants. 58% d’entre eux pensent que la France prend le temps requis pour fournir les innovations médicales aux patients et aux professionnels de santé. Mais «seuls 31% des Français pensent qu’on a accès aux innovations médicales en France aussi bien qu’ailleurs», précise Marc de Garidel.

Quant au développement de l’automédication, avec les médicaments sans ordonnance, il semble bien accepté. Près des trois quarts des sondés ont déjà acheté des médicaments en pharmacie, sans passer par leur médecin. 64% sont favorables à laisser davantage acheter les médicaments directement en pharmacie, pour des maladies bénignes.