Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Publications - Lettre Prometheus - Avril 2016

bandeau transparency 2Le 24 mars 2016, les télévisions bretonnes TEBEO-TVR-TEBESUD diffusaient le documentaire « Océans, la voix des invisibles », réalisé par Mathilde Jounot.[1] Pour la première fois sur écran, le public pouvait découvrir les jeux de pouvoir qui se jouent dans les coulisses des événements internationaux, où des ONG, autoproclamées représentantes de la « société civile », s’approprient les outils d’expression démocratique au profit d’acteurs du privé. L’enjeu de ces ONG et de leurs mécènes est la privatisation des océans de la planète, qui seraient alors gérés par le marché. Au-delà de l’instrumentalisation de l’écologie, c’est une vraie guerre économique qui se joue sous nos yeux, et une tentative de financiarisation du vivant. Biens publics, les océans sont aussi le vecteur d’une croissance bleue inexploitée par la France. Son potentiel, avec la deuxième ZEE mondiale, est colossal et ne demande qu’à être mis à profit et transformé en outil de puissance. Dans le cas contraire, si la France continue d’ignorer ce secteur hautement stratégique, les acteurs non-étatiques et la puissance pour laquelle ils œuvrent – les Etats-Unis – s’ingéreront toujours plus dans notre pré carré, pour finir par s’approprier notre espace maritime et ses ressources quasi illimitées.

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Dans notre lettre de juillet 2015, nous traitions de la progressive privatisation des océans au moyen de la création de zones marines protégées sans pêche, dont l’un des acteurs est le Pew Charitable Trusts. A l’exception de nos pêcheurs qui la vivent au quotidien, cette question des océans reste éloignée pour la majorité de nos concitoyens et même des élus. Pourtant, elle constitue l’un des enjeux majeurs, présent et futur, de notre puissance nationale.

Enjeux et contexte

Yan Giron[2], Sarah Lelong et Viviane Du Castel proposent une grille de lecture complexe qui aborde la puissance bleue sous l’angle de la relation public / privé pour analyser ces mécanismes de privatisation des océans.[3] Il s’agit notamment de réfléchir à des axes pertinents de maîtrise de cet enjeu, qui sachent combiner l’intérêt national, l’Etat et les activités privées. Le but est que les retombées économiques et sociales d’une croissance bleue jouent et bénéficient de façon équilibrée à l’ensemble des acteurs de ce triptyque. Cependant, on constate aujourd’hui une dérive oligopolistique d’appropriation des espaces maritimes, qui peut conduire jusqu’à leur transformation en produits financiers purs (grâce au paiement des services écosystémiques), dont les retombées économiques seraient alors captées par des marchés financiers spéculatifs hors du triangle des acteurs de l’Etat-Nation.

Cette forme ultime de privatisation est engagée, notamment sous couvert de levée de financement privé pour suppléer à la « faiblesse » des Etats, via des actions dites « caritatives » – un terme qui n’abusera que les naïfs. Pour éviter toute forme d’accaparement du bien public par un tiers privé, l’idée-maîtresse de Yan Giron et coll. est la suivante : la France doit construire une puissance maritime publique au service de la Nation pour assurer la croissance économique bleue durable et la maximisation de ses retombées sur la Nation. La définition de cette puissance est alors : « la capacité collective à faire et à agir, sans se faire imposer ».

La France a besoin de construire et de faire valoir sa souveraineté juridique maritime telle qu’elle est définie par la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) de 1982.[4]

La CNUDM offre aux Etats côtiers la nationalisation des potentialités économiques maritimes, via la création d’une Zone Economique Exclusive (ZEE) de 200 milles nautiques, soit environ 370 kms au-delà des côtes. Cette zone peut être étendue sur le fond uniquement à 350 milles nautiques dans certaines conditions. Au-delà, l’aménagement économique et la protection de ce potentiel, notamment sur le plan écologique, est du ressort de la coopération entre les Etats-Nations. La gestion des potentiels économiques des océans, c’est-à-dire 70% de la surface terrestre, échappe donc totalement au marché. La quasi-totalité des Etats a ratifié la CNUDM, à l’exception notable des USA. Les Etats-Unis ne sont donc pas soumis aux mêmes mécanismes interétatiques sur la haute mer que les autres pays… Dans sa ZEE, un Etat côtier est donc souverain. Mais il doit y accorder des libertés de passage, aussi bien aux autres pays qu’aux acteurs privés qui portent leur pavillon, si leurs activités sont dites « inoffensives » (circulation maritime, ou pose de câbles sous-marins, par exemple).

Les Etats-Unis et la France disposent des deux premières ZEE mondiales. Ils possèdent respectivement une ZEE de 11 351 000 et de 11 035 000 kms2, la troisième position étant occupée par l’Australie, relativement loin derrière, avec 8 148 250 km2. Ces espaces peuvent constituer des réservoirs et des démultiplicateurs de puissance. Au-delà de la simple fonction de support au transit économique (90% du commerce mondial transitait par les océans en 2015), l’approche du potentiel économique des surfaces maritimes a évolué au fil des ans. Aujourd’hui, la surface océanique est aussi perçue comme une source de rente économique à part entière, soit par les potentiels de ressources de toutes sortes qu’elle contient, soit par les activités économiques qu’elle y autorise. Cette approche n’est pas si neuve que cela. Dans les années 1970, lors de la négociation de la CNUDM, on pensait bien entendu aux hydrocarbures marins, mais aussi déjà au développement minier. Si le développement minier n’a pas encore été engagé, la tension sur les ressources minérales stratégiques et la maîtrise technologique nourrissent des espoirs de développement maritimes très forts. A ces potentiels déjà anciens, on peut ajouter le potentiel des biotechnologies marines. Ainsi, on peut aujourd’hui réaliser du sang de synthèse grâce à des vers marins, voire même refaire des vaisseaux sanguins à partir d’algues afin de remplacer des artères défectueuses.[5] L’Etat-Nation est donc, en matière de gestion des océans, aux commandes d’un potentiel considérable de développement économique durable ! La maîtrise de ce pouvoir de décision est donc un enjeu fort pour le pouvoir économique privé qui n’a normalement pas de mandat officiel pour cela. Et ceci autorise des jeux d’acteurs et des déploiements de stratégies de contrôle du ressort de la guerre économique.

Dans ce contexte d’enjeux économiques, les problématiques de discrédit de l’Etat vont résonner de manière particulière, de même que celles liées à « la nécessité pour les Etats de partenariser leurs actions avec des acteurs non-étatiques ». Ces acteurs non-étatiques ont deux particularités antagonistes : premièrement ils sont privés, personne ne vote pour élire leur conseil d’administration ; deuxièmement ils sont proclamés représentants de la société civile et donc légitimes sur le plan international pour représenter la Nation… On pourrait ajouter une troisième propriété qui est loin d’être anodine : la plupart de ces acteurs non-étatiques bénéficient de statuts défiscalisés, donc d’une forme indirecte de financements publics, ou bien sont directement financés par des dons d’Etats.

L’influence croissante des acteurs non-étatiques

Avec l’affaiblissement post-moderne de l’Etat-nation, les acteurs multiples de la puissance privée accroissent leur emprise sur les domaines initialement dévolus au public. Leurs actions, transnationales et non soumises aux accords internationaux interétatiques, s’amplifient. C’est par exemple le cas dans le secteur de l’environnement, comme le démontrent les investissements dans la finance « verte », avec notamment l’émission de « green bonds » ou de « climate bonds ». Ces mécanismes jouent aussi sur les océans. Cela a commencé par la financiarisation des droits de pêche, autrement dit des droits à produire (la « main invisible » du marché doit gérer). Les acteurs libéraux veulent administrer les océans comme des entreprises (certains ayant été jusqu’à préconiser de privatiser les bancs de poissons[6]), comme au Chili, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège, en Islande, en Afrique du Sud. La puissance publique y a été présentée comme incapable de gérer la dégradation environnementale des océans. La solution de la privatisation apparaissait comme la juste alternative à une gestion publique, plus efficace, plus à même de lever des financements. Le vecteur d’influence qui a été utilisé pour aboutir à cette privatisation des droits de pêche publics a été l’argumentaire environnementaliste porté par des ONGE, elles-mêmes créées, coordonnées et/ou financées par des trusts caritatifs anglo-saxons. Il s’agissait ici d’un privé « non-lucratif » qui mobilise de l’influence via les dividendes de ses placements financiers sur les places boursières usuelles, mais défiscalisés comme autorisé par le statut « caritatif ».[7]

L’Etat-Nation se trouve aujourd’hui face à un secteur privé tricéphale : 1) le capitalisme de production, « qui exploite ou se déplace sur les océans » 2) le capitalisme financier (par exemple l’entreprise Natural Capitalism Solutions, Inc.), qui investit dans le premier, « spécule sur [les avoirs industriels] sur le deuxième marché, et qui commence à investir dans des produits financiers “verts” liés au “paiement des services écosystémiques” 3) le capitalisme philanthropique qui « soutient, voire crée et initie des organisations non gouvernementales, notamment environnementales ». Selon Yan Giron, « compte-tenu de l’histoire du capitalisme, un même acteur peut aujourd’hui être représenté sur ces trois segments simultanément, et utiliser toutes ces facettes pour exprimer sa puissance sur les océans. »[8]

Plusieurs noms, qui demeurent inconnus du public, sont particulièrement actifs sur ces stratégies : The Nature Conservancy, The Pew Charitable Trusts, Conservation International, Adessium Foundation, Oak Foundation, Oceans 5, Sandler Foundation, Arcadia, Rockefeller Brothers Fund, ou encore Bloomberg Philanthropies. A l’occasion de la COP21, le public put également se familiariser avec Oceana, dont est membre – et l’un des porte-parole – Leonardo DiCaprio. Mais derrière l’apparat médiatique, nous retrouvons chez Oceana les fondations partenaires mentionnées ci-dessus : Oak Foundation, Oceans 5, Sandler Foundation (qui finance le Sierra Club, organisation-mère des eugénistes et néo-malthusiens Les Amis de la Terre[9]), Rockefeller Brothers Fund (dont le directeur du programme « développement durable », Michael Northrop, est membre du bureau directeur d’Oceana), etc.[10]

Ces manœuvres du privé ne se font pas dans l’intérêt général… Ces acteurs ne représentent aucunement la société civile, dont les ONG sont pourtant censées être les émanations. Les équipes dirigeantes sont nommées et non élues. Elles peuvent ainsi librement faire valoir leur « philosophie », selon laquelle la planète est un actif comme un autre et doit être gérée (« managée ») de la même manière. En 1996, Maurice Strong inventa ainsi la notion de « l’Earth Incorporated », « avec un coût de dépréciation, d’amortissement et d’entretien »[11], et ses implications pratiques : libéralisation des activités économiques, financiarisation des droits à produire, rémunération des services écosystémiques (i. e. financiarisation de la nature). La nature, bien public, devient un simple business : « Initialement prévue comme outil de comparaison entre projets, la quantification économique des services rendus par la nature peut aujourd’hui servir de base au développement de produits financiers. The Nature Conservancy, dont les staffs dirigeants sont issus depuis 2008 de Goldman Sachs [l’actuel PDG, Mark Tercek, est un ancien directeur de Goldman Sachs] et McKinsey, a créé un partenariat avec JP Morgan pour cela. Des banques européennes (Deutsche Bank, Crédit Suisse…) sont également en pointe. Les surfaces océaniques pourraient être un support à ces “obligations pour la Nature”, privées, pour leurs divers services au titre de la biodiversité ou de la captation de carbone. »[12] En janvier 2016, une étude souligna qu’en 2050, les océans compteraient plus de plastique que de poissons. Cette étude fut réalisée par la Fondation Ellen MacArthur et ledit cabinet McKinsey, pour le Forum économique mondial.[13] La manœuvre est habile : le « continent de plastique » est une indéniable catastrophe écologique ; néanmoins, après l’indignation suscitée, l’acteur privé intervient au moment opportun pour proposer une gestion privée « plus efficace » de ces problèmes et donc des zones maritimes concernées, selon la tactique de manipulation de l’opinion « problème – réaction – solution ».

Smart power

L’évolution des rapports asymétriques, des stratégies d’équilibre des puissances et du capitalisme a progressivement amené les puissances privées à repenser les méthodes d’influence – et d’ingérence – dans les affaires des Etats. Les Etats-Unis, « amis » particulièrement offensifs, ont développé le concept de smart power, mélange de diplomatie, de coercition et d’influence combinant le hard power (étatique) au soft power (étatique et privé).[14] Le smart power opère sous l’égide du réseau (network) et agit via la conjonction active entre les intérêts publics et les intérêts privés. Le cas américain reste la référence, le privé venant en appui des réclamations de l’administration présidentielle, dont elle accroît la force de frappe pour peser sur les règlements en matière de normes environnementales. Depuis 1996 et la réforme du Conseil Economique et Social des Nations Unies, les ONG ont en effet l’avantage d’avoir un statut consultatif ou participatif. Elles peuvent donc écouter et influencer les Etats, leur agenda et leurs choix, et leur caractère transnational leur permet de faire pression sur les autres Etats, arguant représenter la société civile mondiale, dans une captation très habile de la légitimité démocratique.

Pew, à qui nous avions déjà consacré un article[15], en est un exemple éclatant : « Depuis les années 1990, le Pew Charitable Trusts a participé à la déclaration par les Etats de bientôt plus de 9 millions de km2 de zones marines protégées sans pêche (Aires Marines ou Sanctuaires Requins sans pêche), dont la gestion échoie in fine à des trusts caritatifs où l’Etat n’est pas majoritaire, quand il y est présent. Pour cela, il a su faire résonner ses intérêts privés avec ceux géostratégiques des USA et du Royaume-Uni. Pour ces derniers, l’interdiction spatiale d’activité de pêche permettrait de contenir le déplacement asiatique dans le cadre du pivot Asie Pacifique et / ou de régler des situations géopolitiques sur des zones maritimes contestées (Archipel des Chagos ou de Géorgie du Sud / Îles Sandwich). »[16] A titre d’illustration, le 19 janvier, Le Monde publiait une étude sur la sous-estimation de la surpêche et du déclin des ressources.[17] L’étude provenait de Daniel Pauly et Dirk Zeller de l’Université de Colombie-Britannique, au Canada. Ce sont deux membres actifs du programme Sea Around Us, établi et soutenu par Pew à hauteur probablement de 30 millions de US$ dans cette université depuis 1999. Cette étude est donc à coup sûr exempte de tout parti pris ou biais cognitif…

Donner à la France les moyens de sa puissance

Plutôt que d’être, comme jusqu’à maintenant, une simple spectatrice des événements, la France doit « se forcer à considérer différemment la manière de porter la puissance publique sur les océans » et développer son smart power dans le domaine de la croissance bleue. Sa vision défensive, ancrée dans notre approche historique du concept de puissance, gagnerait à basculer dans une posture offensive qui nous permette de rivaliser avec nos adversaires économiques, face à leurs tentatives tant de s’emparer de nos biens publics que de rogner notre espace maritime.

Cette stratégie, pour être pertinente et légitime, ne doit toutefois pas prendre pour exemple la logique néo-malthusienne anglo-saxonne, qui repose sur l’accaparement du bien public par quelques acteurs privés sous des prétextes fallacieux mais dissimule des velléités de conquête et d’appétit d’acteurs financiers, étatiques et faussement philanthropiques. A l’instar de ce que proposent Yan Giron et ses collaborateurs, une grille de lecture réactualisée de la géostratégie des mers doit combiner une approche qui associe l’institution publique, le secteur privé durable, et la société civile démocratique. Ceci, en s’assurant que cette dernière ne s’autoproclame pas telle quelle – tout en servant des intérêts douteux, comme de nombreuses ONG le démontrent[18] –, mais articule logiquement les analyses et aspirations des parties prenantes pour se faire l’écho des intérêts nationaux.

Il y a bien un déficit flagrant dans la construction et l’entretien de la capacité à faire collectivement, autrement dit à construire une politique de Puissance. Ce déficit, c’est l’absence de retour vers la Nation. Au point même que la privatisation des biens communs publics s’accompagne d’une privatisation de la démocratie, pour justifier, ne serait-ce que sur les océans, de la dépossession des Etats-Nations. Les océans sont le nouvel El Dorado, et en tant que tel, le champ d’application de toutes les formes et stratégies existantes de la guerre économique. La réponse par la Puissance est une des manières de lutter contre cette appropriation privée si éloignée de l’intérêt général.

Notes :

[1] http://www.tebeo.bzh/replay/354-destinations-bretagne-oceans-la-voix-des-invisibles/8635536

[2] « Vers une privatisation des océans ? », conférence de Yan Giron, Maison de la Mer, 8 décembre 2014, http://www.youtube.com/watch?v=MoxzcNyvSQk

[3] « La croissance bleue. Puissances publiques versus puissances privées », Lelong (Sarah), du Castel (Viviane), Giron (Yan)  Diploweb.com, 19 janvier 2016, http://www.diploweb.com/La-croissance-bleue.html

[4] Entrée en vigueur en 1994.

[5] http://www.lemonde.fr/medecine/video/2016/02/24/refaire-des-vaisseaux-sanguins-a-partir-d-algues_4870693_1650718.html

[6]http://en.wikipedia.org/wiki/Individual_fishing_quota#A_move_to_privatization_and_market_based_mechanisms

[7] On peut à ce titre citer, dans un autre contexte, le milliardaire « philanthrope » George Soros. Il investit en effet plusieurs de millions de dollars contre la campagne présidentielle de George W. Bush et écrivit un livre, The Bubble of American Supremacy, contre son gouvernement. Il sauva néanmoins l’une des entreprises de Bush en faillite, Spectrum 7, dans les années 1990. Interrogé sur cette contradiction par le journal The Nation, Soros répondit simplement : « Nous achetions de l’influence politique. »,

http://www.thenation.com/article/bush-and-billionaire-how-insider-capitalism-benefited-w/

[8] https://www.linkedin.com/pulse/quelles-relations-entre-le-priv%C3%A9-et-public-sur-les-oc%C3%A9ans-yan-giron

[9] http://www.fondation-prometheus.org/wsite/publications/a-la-une/dossier-les-amis-de-la-terre-des-mercenaires/

[10] http://www.rbf.org/people/michael-northrop

[11] Rappelons que Strong est l’un des fondateurs du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et qu’il fut visé par une enquête dans le cadre du scandale « Pétrole contre nourriture » en 2005. Il encaissa près d’un million de dollars et s’est depuis exilé en Chine.

[12] Diploweb.com, art. cit.

[13] http://www3.weforum.org/docs/WEF_The_New_Plastics_Economy.pdf

[14] « Hard power, soft power, smart power. Comment s’y retrouver ? », conférence de Pascal Munier, 14 janvier 2016, http://www.youtube.com/watch?v=IgY3AQSZgnc.

[15] http://www.fondation-prometheus.org/wsite/publications/newsletter/201507/the-pew-charitable-trusts-et-la-privatisation-des-oc%C3%A9ans/

[16] « La croissance bleue », art. cit.

[17] http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/01/19/le-declin-de-la-peche-a-ete-largement-sous-estime_4849986_1652692.html

[18] Voir Harbulot (Christian), Fabricants d’intox. La guerre mondialisée des propagandes, Lemieux éditeur, 2016.