Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Publications - Lettre Prometheus - Avril 2016

CARAYON2005Les révélations du scandale des « Panama Papers » éclaboussent le monde de la finance, du sport et de la politique. Elles mettent au jour les montages financiers qui permirent l’évasion ou l’optimisation fiscale de milliers de patrimoines pendant des années. Les sociétés et les individus dont les noms apparaissent dans cette enquête sont cloués au pilori, soumis à la vindicte populaire et principalement par ceux dont ces révélations font le jeu : les ONG. La plus médiatique – malgré ses financements douteux[1] – Transparency International, ne s’en prive pas : la communauté internationale doit « agir immédiatement pour adopter des règles de transparence qui interdisent les sociétés anonymes »[2]. « L’enquête ‘Panama Papers’ dévoile le côté obscur du système financier mondial, où des banques, des avocats et des professionnels de la finance mettent en place des sociétés anonymes pour dissimuler des avoirs illégaux issus de la corruption. Cela doit cesser », argumente José Ugaz, président de l’ONG[3]. “A quand la fin de l’opacité des sociétés écrans ?”, renchérit l’ONG One[4].

C’est le bon goût de la victoire, celle des honnêtes gens contre les trafiquants. Et puis voilà : « Démission chez Transparency International après les Panama Papers[5] ». Le journal Sputnik France (pro-russe et donc peu réceptif à la communication de Transparency International et de ses sponsors américains) nous apprend que le président de la branche chilienne de Transparency International démissionne après avoir été lié à cinq compagnies off-shore des Panama Papers. Même elle, l’ONG de « référence » pour la lutte contre la corruption est mouillée dans ce scandale… Vraiment, à qui se fier ?

Bernard Carayon

Président de la Fondation Prometheus

 

 

[1] Cf. les différents articles de la Fondation Prometheus.

[2] http://www.europe1.fr/international/panama-papers-les-ong-appellent-a-la-fin-des-societes-ecrans-2710951

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] https://fr.sputniknews.com/international/201604051023975931-panama-papers-transparency-international-demission/