Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Avril 2016

Depuis début janvier, l’Union Européenne a ouvert un débat pour savoir si elle allait accorder le statut d’ « économie de marché » (SEM) à la Chine. Une question aussi politique et diplomatique que technique…

Lors de son adhésion à l’OMC en 2001, la Chine n’avait pu bénéficier de ce statut pour protéger les économies plus avancées de ses pratiques commerciales anti-concurrentielles. L’UE a donc été autorisée à mobiliser des instruments de défense commerciale à l’encontre de la Chine avec l’ouverture, par exemple, de 52 procédures anti-dumping afin de déjouer la concurrence déloyale chinoise, construite à base d’exportations « dumpées ». Actuellement, le statut de la Chine est celui d’une économie non-marchande, ce qui signifie que ses partenaires économiques ont l’autorisation d’appliquer des mesures tarifaires pour éviter le dumping social.

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Ces matériaux sont omniprésents dans la plupart de nos outils : téléphones, ordinateurs, télévisions, mais aussi dans des secteurs beaucoup plus stratégiques comme l’aviation, l’industrie de l’armement, les radars ou encore dans les secteurs environnementaux avec les éoliennes et les voitures hybrides. La demande en terres rares augmente de 6% par an en raison de la place croissante de la haute technologie dans notre quotidien. En cinquante ans, la valeur de ces métaux a augmenté de 3000% et 97% de la production mondiale provient aujourd’hui de la Chine. Pas d’ampoules basse consommation sans terbium et le néodyme sert à fabriquer les aimants surpuissants des éoliennes. Les terres rares sont donc un enjeu pour la transition énergétique, pour les industries dites d’ « avenir » mais surtout pour les industries stratégiques. Pourtant la France reste à la traîne. Avec la chute des prix de ces matières premières, les terres rares constituent-elles un enjeu de puissance pour notre pays ?

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Le 1er avril, le journal Le Monde publiait un article sur la « crise de surcapacité dans l’industrie charbonnière ».[1] On y apprenait que l’ère du charbon serait bientôt révolue, d’après une étude de trois ONG « de protection de l’environnement » : le Sierra Club, Greenpeace, et CoalSwarm. La consommation mondiale de charbon diminuerait en dépit d’une construction croissante du nombre de centrales, ce qui entraînerait, selon CoalSwarm, « un taux d’utilisation de ces usines inférieur à 50%, et qui continue de diminuer ». Mais les bons sentiments ne seraient-ils pas instrumentalisés une fois de plus par des ONG qui n’ont d’écologistes que le nom ? Derrière les « rapports » se joue une guerre économique. A la différence d’Etats-Unis offensifs dans le champ informationnel, l’Europe cède toujours plus de terrain…

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