Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Novembre 2013

Les bisounours de la mondialisation.

Les Français ont la triste manie de traiter par l’idéologie les faits sociaux, chacun confrontant à l’autre la vision « purifiée » de son système. On a connu cela dans le passé quand le communisme trouvait chez nous des défenseurs, présentant le stalinisme comme son avatar et non comme son expression logique.

Libéralisme et socialisme ont ainsi leurs prêtres et leurs dogmes, leurs excommunications et leurs fidélités obsolètes. L’article du professeur Jacques Garello dans le Figaro(1) ne fait pas exception à la règle en dénonçant dans notre pays « l’étatisme, la réglementation, la centralisation », et dans le monde, le « capitalisme frelaté », celui des « copains et des coquins », la « collusion entre le monde des affaires et les hommes de l’Etat ». Il développe ensuite une vision éthérée du capitalisme, restaurant « la créativité de l’être humain », le « sens du service de la communauté », le « libre-échange »…

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Pour consolider notre réflexion sur les vulnérabilités et les menaces qui pèsent sur nos entreprises sur les marchés internationaux, nous souhaitons rassembler des témoignages, anonymes ou non. Des témoignages d’escroqueries financières par Internet, d’intrusions dans les systèmes d’information ayant donné lieu à un pillage technologique, de manœuvres de déstabilisation sur les marchés internationaux, de distorsions de concurrence (concours apporté par un Etat à un concurrent, par exemple).
Vous pouvez nous adresser ces témoignages par mail (bernard.carayon@fondation-prometheus.org) ou par courrier (Fondation Prometheus, 6 place de Breteuil, 75015 Paris).
Nous prenons évidemment l’engagement de tenir confidentiels ces témoignages, sauf si vous souhaitez qu’ils soient portés à la connaissance de l’opinion publique sous une forme « démarquée ».

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Un « EADS » de la construction navale ?

Le projet de concentration européenne dans la construction navale, pour reproduire le modèle d’EADS dans ce secteur, est ancien (1994). Alain Grill (1) expliquait alors négocier cette opération, sur la base du GIE Euroyards (Astilleros Españoles, Bremer Vulkan, Chantiers de l’Atlantique, HDW et Fincantieri) et de ses projets, avec pour objectif avoué de concurrencer les Américains. Il s’agissait aussi de mieux supporter les coûts par une rationalisation de la chaîne de travail : chaque firme initiale et nationale aurait apporté ses chantiers navals, cinq à l’époque, qui auraient tous participé à la réalisation des parties d’un même navire, en fonction de la spécialisation compétitive de leurs outils de production. Alain Grill croyait en ce projet, actant d’une communauté de destin d’industries européennes, toutes menacées par la concurrence extra-européenne, mais surtout d’une communauté d’esprit. Il ne voyait aucun obstacle juridique à pareille concentration, notamment par le biais de participations croisées ; seule les questions des coûts de jonction, et surtout de la volonté politique des actionnaires étatiques, se posaient à ses yeux (2).

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