Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

A la une

 

Je salue la décision du tribunal de commerce de Nanterre qui a retenu l’offre française de reprise d’Ascometal. C’est une excellente nouvelle pour les salariés du groupe et pour les clients de l’entreprise qui ne l’avaient pas lâchée durant ses difficultés. C’est aussi la concrétisation d’un patriotisme économique qui a rassemblé les porteurs du projet, les élus, l’Etat et les syndicats.

Bernard Carayon

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Hier, l’ancien Premier Ministre François Fillon est monté au créneau « au nom du patriotisme économique », pour demander au gouvernement d’user le récent décret du 14 mai 2014, imposant aux groupes étrangers à se soumettre à une autorisation dans les secteurs stratégiques. « Je souhaiterais que vous réagissiez face au risque de démantèlement de l’entreprise et de fermeture de l’aciérie de Fos sur Mer », a-t-il écrit dans une lettre adressée à Manuel Valls. L’ex-député UMP Bernard Carayon a lui aussi apporté son soutien à cette offre dite «française», pourtant financée en majeure partie par deux fonds de retournement : « Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas », a-t-il titré dans une tribune publiée par «Challenges».

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Le Tribunal de Commerce de Nanterre rendra jeudi 22 mai 2014 une décision cruciale pour la sidérurgie française. Elle signera soit la fin d’une histoire française, soit le début d’une nouvelle aventure française et européenne des aciers spéciaux.

Ces aciers spéciaux constituent les pièces critiques de la plupart de nos équipements industriels, depuis les roues et essieux du TGV, qui lui permettent de franchir les 400km/h sans rupture, les boîtes de vitesse, directions et injections des nouvelles Twingo, 108 et C1, qui leur permettent d’être plus légères et plus économes en émissions de CO2, jusqu’aux équipements de forages pétroliers et gaziers, qui ouvrent l’accès à de nouvelles ressources énergétiques.

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L’affaire Alstom souligne un échec à la fois français et européen : nous n’avons pas de politique industrielle.

Depuis le Traité de Rome, la concurrence a été sanctifiée dans l’intérêt des consommateurs au détriment des Etats et des entreprises. L’Europe est le seul territoire économique au monde ouvert et offert à nos concurrents sans qu’elle impose la moindre réciprocité. En matière de marchés publics (1000 milliards d’euros par an), le taux d’ouverture européen est de 90 % mais de 32 % aux États-Unis, 28 % au Japon et de 0 % dans les « pays émergés » ! L’Europe est pour l’essentiel soumise aux normes techniques américaines comme à des législations protectionnistes, nord et sud américaines, russe et chinoise : Bruxelles interdit ainsi les aides publiques et les concentrations en contradiction avec tous nos concurrents, lancés depuis longtemps dans la constitution de géants industriels.

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