Un autre regard sur la mondialisation et l'industrie

Président :
Bernard Carayon
(Ancien député UMP du Tarn)

Vice-Président :
Jean-Michel Boucheron
(Ancien député PS d'Ille et Vilaine)

Industrie

I) Un OTAN économique

Les Etats-Unis sont les premiers clients de l’Union européenne, et réciproquement : chaque jour, 2,7 milliards de dollars de biens et services s’échangent entre les deux zones. Les investissements directs représentent 3700 milliards de dollars. Les échanges entre filiales de mêmes groupes représentent plus de 50% des échanges. Le Traité transatlantique (Transatlantic Trade and Investment Partnership – TTIP, également appelé TAFTA) concernerait ainsi un marché de 800 millions de consommateurs, 40% des échanges mondiaux et 50% du PIB mondial.

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L’impératif industriel.

 

Le colbertisme « high-tech » aurait vécu. Le modèle de dirigisme économique hérité du Général de Gaulle est ainsi désigné par les économistes Elie Cohen et Pierre-André Buigues, dans Le Décrochage industriel (1). Elie Cohen regrette ainsi que la France ait abandonné ce modèle qui était « au cœur de sa stratégie industrielle sans le remplacer par rien. »

Il est certain qu’avec l’ouverture, même relative, de la France au commerce international dans les années 1980-90, il était difficile de maintenir la promotion de nos champions nationaux, passant par la commande publique «  au service de la formation de champions nationaux, le protectionnisme offensif, les transferts de résultats de la recherche publique, les grands plans nationaux d’équipement, la connivence entre élites politiques, administratives, industrielles et de gestion. » Ces leviers d’action ont été perdus.

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Je salue la décision du tribunal de commerce de Nanterre qui a retenu l’offre française de reprise d’Ascometal. C’est une excellente nouvelle pour les salariés du groupe et pour les clients de l’entreprise qui ne l’avaient pas lâchée durant ses difficultés. C’est aussi la concrétisation d’un patriotisme économique qui a rassemblé les porteurs du projet, les élus, l’Etat et les syndicats.

Bernard Carayon

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Une véritable bataille stratégique, méticuleusement préparée, est en train de se jouer en Iran depuis peu. L’élection, en juin 2013, d’Hassan Rohani pourrait en accélérer le dénouement.

Depuis la mise en place de sanctions internationales (américaine, onusienne et européenne) destinées à empêcher l’aboutissement du programme  nucléaire  iranien à usage militaire, nombre de sociétés  françaises (et européennes) ont été contraintes de  quitter l’Iran, en dépit d’une implantation, parfois, de plusieurs décennies. Des groupes comme Total ou Peugeot, dernièrement Renault, ont dû arrêter leurs activités dans le pays après avoir subi des pressions provenant des Etats-Unis. La France, quatrième partenaire commercial de la République islamique dans les années 2000 (premier partenaire industriel avant 2007), est désormais en quinzième position : ses exportations sont passées de 2 milliards d’euros en 2005 à 800 millions en 2012 (-70%[1]).

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