Le sommet européen "diagnostic VIH 2008" réunira le 21 novembre à Paris les experts européens du sida pour faire progresser la lutte contre le VIH.
Si au début des années 80, l'enjeu était d'endiguer l'épidémie tout en protégeant les malades contre une très forte stigmatisation, il est aujourd'hui essentiel de diagnostiquer la maladie le plus tôt possible afin de rendre le traitement plus efficace. Or, si dans plusieurs pays européens, le dépistage est bien accepté, gratuit, facilement accessible et souvent utilisé, le diagnostic tardif reste pourtant significatif car il existe toujours des réticences. L'objectif est donc d'amener ceux qui ne feraient pas spontanément la démarche - rien qu'en France, on estime à 36 000 ceux qui sont porteurs du virus sans le savoir, et près de 200.000 dans toute l'Europe - à se faire diagnostiquer dans un centre de dépistage ou à demander à un médecin de leur prescrire un test. Et ce, dès qu'ils ont pris un risque. Le dépistage tel qu'il est pratiqué actuellement, ne permet pas de les atteindre. C'est pourquoi il convient de revoir notre manière de l'appréhender.
